Trente ans de marchés, sans habillage
Le rendement moyen ne dit presque rien tout seul. Ce qui compte, c'est ce qu'il a fallu traverser pour l'obtenir : la dispersion des années, la profondeur des baisses, le temps passé sous le dernier plus haut.
Ce que seraient devenus 10 000 € investis en une fois
Rendement annualisé
Volatilité annuelle
Tableau comparatif
Rendement de chaque année, indice par indice
Fiche détaillée
Le profil complet d'un indice : dispersion des années, temps passé sous le plus haut, ETF disponibles.
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Rendement année par année
Temps passé sous le dernier plus haut
ETF disponibles en Europe
| Fonds | Ticker | ISIN | Frais annuels | Coût sur 10 000 € / an |
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Comment lire cette page
Cette page ne suit pas des produits mais des indices, sur trente et un ans. Les deux ne se confondent pas, et l'écart entre eux est expliqué plus bas.
Ce que seraient devenus 10 000 €. Un placement unique, sans versement ultérieur, réinvesti d'année en année. Ce chiffre frappe, mais il faut le lire avec sa date de départ : commencer en 1995 ou en 2000 change radicalement le résultat pour le même indice. C'est précisément ce que la moyenne masque.
Le rendement annualisé. C'est une moyenne géométrique, pas arithmétique. La distinction n'est pas cosmétique : une année à +50 % suivie d'une à −50 % ne fait pas 0 % mais −13,4 %, parce qu'on ne revient jamais à son point de départ après une baisse. Le rendement annualisé est le taux constant qui aurait produit le même capital final — le seul honnête pour comparer deux séries.
La volatilité annuelle. L'ampleur des écarts autour de cette moyenne. Deux indices de même rendement annualisé mais de volatilités différentes n'ont pas fait vivre la même chose : l'un a monté régulièrement, l'autre par à-coups. C'est cette seconde colonne qui décide si l'on tient sa position ou si l'on vend au pire moment.
Le rendement de chaque année civile. La vue la plus instructive de la page, parce qu'elle rend visible ce qu'aucune moyenne ne montre : l'ordre dans lequel les années sont arrivées.
Un indice n'est pas un placement
C'est la limite la plus importante de cette page, et la moins souvent dite ailleurs.
Un indice est une construction statistique. Il ne supporte ni frais de gestion, ni coûts de transaction, ni écart de réplication, ni fiscalité sur les dividendes encaissés par le fonds. Le produit qui le suit supporte les quatre. L'écart annuel entre un indice et le meilleur ETF qui le réplique se compte en dixièmes de point — peu de chose sur un an, beaucoup sur trente.
La devise de calcul ajoute une seconde couche. Un indice mondial calculé en dollars a rendu ce qu'il a rendu en dollars ; l'investisseur en euros a en plus subi le change, dans un sens ou dans l'autre selon les périodes.
Enfin, ces séries s'arrêtent au 31 décembre 2025 et sont annuelles. Elles décrivent des années civiles entières, jamais un instant : un krach de février entièrement rattrapé en novembre n'y apparaît pas. C'est pour cette raison que la page Crises & cycles existe — elle mesure de sommet à creux, ce qui donne des chiffres bien plus sévères et bien plus proches du vécu.
Ce qu'on peut légitimement en tirer
Trente ans de données ne prédisent rien. Ils servent à autre chose, de plus utile : calibrer des attentes.
Ils donnent un ordre de grandeur du rendement qu'un marché actions a historiquement produit sur une longue période — ni les 15 % qu'on lit parfois, ni les 2 % d'un livret. Ils donnent surtout l'amplitude des écarts autour de cette moyenne, qui est l'information que la plupart des gens sous-estiment avant de commencer.
C'est ce couple rendement-volatilité que vous pouvez reporter dans le calculateur pour projeter votre propre situation, avec vos versements, votre horizon et la fiscalité de votre pays. La méthodologie détaille chaque formule employée ici et ses limites.